Toulouse: Les apiculteurs lancent «l'abeille du 18 juin» pour résister aux pesticides
BIoODIVERSITE•Les députés doivent se prononcer pour ou contre l’interdiction des néonicotinoides qui entraînent une surmortalité des abeilles, entre autres…Hélène Ménal
«Cette guerre est une guerre mondiale »… contre « l’Agrobusiness ». « L’abeille du 18 juin », lancé samedi à Toulouse reprend de nombreux et vibrants passages du fameux discours du général de Gaulle mais pour alerter les députés sur un fléau bien actuel : les néonicotinoides, présents dans les pesticides et qui entraînent la surmortalité des butineuses.
Ce détournement bienveillant, mais on ne peut plus sérieux, est l’œuvre du Syndicat des apiculteurs de Midi-Pyrénées et du Syndicat national de l’Apiculture et de l’Abeille. Il s’adresse aux parlementaires qui examineront en deuxième lecture cette semaine la Loi sur la Biodiversité et devront se prononcer pour ou contre l’interdiction de ces néonicotinoides.
Perturbateurs endocriniens potentiels
Les spécialistes ne plaident pas que pour leurs propres troupes « aéroportées ». « L’abeille n’est pas la seule victime des pesticides, rappellent-ils. Les néonicotinoides sont des perturbateurs endocriniens potentiels, qui menacent la santé des fœtus, des enfants, des femmes… ».
« Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre », paraphrasent les apiculteurs pour piquer au vif les parlementaires.