Pourquoi j’ai des pellicules dans les cheveux et comment m’en débarrasser ?

Pellicules : Pourquoi on en a et comment s’en débarrasser ?

CHEVEUXOn a demandé à Audrey, dermatologue plus connue sous le nom de Dermato Drey sur Instagram, de répondre à cette question
Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Les pellicules sont des particules de peau morte qui se détachent du cuir chevelu. Elles sont essentiellement dues à une inflammation du cuir chevelu appelée dermite séborrhéique, causée par un champignon appelé malassezia.
  • Pour s’en débarrasser, il faut utiliser des shampoings antifongiques ou antipelliculaires. Mais si le problème est chronique, les shampoings ne permettront pas de se débarrasser définitivement du champignon, il faudra seulement limiter son développement.
  • Si les shampoings classiques ne suffisent pas, les dermatologues peuvent prescrire des traitements plus puissants pour réduire l’inflammation due au champignon.

Si c’est l’enfer quand vous portez du noir parce que de petites particules blanchâtres sont apparentes sur vos vêtements, vous avez peut-être souvent des pellicules. Pour arrêter le calvaire capillaire vous avez sûrement investi dans toutes les gammes de soins ou gommages détox pour le cuir chevelu, mais rien n’y fait ? Ne vous arrachez plus les cheveux ! A 20 Minutes Audrey (Dermato Drey), dermatologue et auteure du livre Faire la paix avec sa peau, a expliqué l’origine de ces peaux mortes, mais surtout, comment en venir à bout.

Les raisons de la présence de pellicules dans les cheveux

Les pellicules sont des cellules mortes grisâtres du cuir chevelu qui se décollent. Et contrairement à ce qu’on peut croire, elles ne sont pas liées à une mauvaise hygiène capillaire mais plutôt à une inflammation du cuir chevelu appelée dermite séborrhéique. Celle-ci est elle-même due à la présence d’un champignon, appelé malassezia, que nous avons tous sur notre tête. C’est aussi lui qui est à l’origine des croûtes de lait des nourrissons, lorsque le cuir chevelu essaie encore de s’habituer à cette bactérie.

Mais la dermatologue précise toutefois que certaines personnes peuvent y rester sensibles et faire de la dermite séborrhéique au cours de la vie, pour des raisons génétiques ou en cas de maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson par exemple. C’est dans ces situations que les pellicules peuvent devenir une source de complexe. Le coiffeur Gianni Coppa ajoute que les pellicules peuvent aussi être dues à une irritation du cuir chevelu. « Lorsqu’on lave trop souvent le cheveu avec un shampoing trop détergent par exemple, on abîme la flore du cuir chevelu, ça va l’assécher et créer des squames », avance le propriétaire du salon de coiffure R Factory Paris.

« Aucun shampoing permet de se débarrasser de ce champignon pour toujours »

Pour avoir moins de pellicules, il faut naturellement « diminuer la quantité de champignons », explique la docteure. Et pour ça nos experts sont unanimes : il faut s’armer de shampoings antifongiques, ou shampoings antipelliculaires qui contiennent du pyrithione de zinc ou du sulfure de sélénium. On peut aussi opter pour des actifs kératolytiques, comme l’acide salicylique par exemple. « Ils vont permettre d’éliminer les squames, les petites croûtes », précise Dermato Drey.

« Quand on est sujet à la dermite séborrhéique, il faut se dire qu’on est face à un problème qui est chronique », prévient la dermatologue avant de poursuivre : « il n’y a aucun shampoing qui va permettre de se débarrasser de ce champignon pour toujours ». C’est un peu comme un traitement de fond qu’il faut adapter en fonction des symptômes, mais qui ne partira pas comme une angine. Puisqu’il est présent chez tout le monde, on peut limiter sa quantité, son développement, l’irritation associée à ce champignon, mais pas l’éradiquer.

Rassurez-vous, si les traitements en libre-service ne suffisent pas, votre dermatologue peut aussi vous prescrire des traitements plus forts comme des antifongiques azolés ou encore des médicaments par voie locale à base de cortisone, qui vont diminuer l’inflammation réactionnelle liée à ce champignon.