RC Strasbourg – RC Lens : « J’ai hâte de voir la Meinau l’applaudir »… Comment le néo-Bleu Jonathan Clauss va être accueilli en Alsace
FOOTBALL•Après ses deux premières sélections en équipe de France, le Lensois Jonathan Clauss retrouve le championnat dimanche. Pas n'importe où : à Strasbourg, sa ville nataleThibaut Gagnepain
L'essentiel
- Retour à l’ordinaire pour Jonathan Clauss ce week-end ! Enfin presque, le nouvel international français se déplace avec Lens à Strasbourg. Soit dans la ville où il est né et a appris son métier
- Comment sera-t-il accueilli par le stade de la Meinau ? 20 Minutes a posé la question aux supporters, au speaker mais aussi à sa famille et ses amis.
- « J’ai hâte d’entendre ça et je suis sûr que ça fera plaisir à Jo », explique son meilleur pote Loïc Schneider.
Quelques sifflets en début de partie et une ovation pour finir. Jonathan Clauss a vécu une soirée contrastée mardi pour sa première titularisation avec les Bleus contre l’Afrique du Sud (5-0). A Lille, le public n’avait pas tout à fait oublié que l’ailier évolue au quotidien chez le voisin du RC Lens.
Qu’en sera-t-il dimanche à Strasbourg ? Le gamin d’Oshoffen, un village situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale alsacienne, jouera presque à domicile. Mais pas avec le maillot bleu du Racing, celui sang et or d’un autre Racing. « Pendant tout le match, il restera un adversaire pour nous, supporters », explique Philippe Wolff.
Le président de la Fédération des supporters du RCS n’exclut toutefois pas quelques encouragements à destination du héros local. « Avant le match, je pense qu’il sera applaudi car il y a une certaine fierté alsacienne à voir des joueurs du cru être appelé chez les Bleus » A l’image des timides marques qu’avait reçues Morgan Schneiderlin, lui aussi natif de Strasbourg et international français, lors de sa venue à la Meinau avec l’OGC Nice. Ou comme lorsque Thierry Henry avait été vivement salué pour sa première sur le banc de l’AS Monaco en 2018. Le public strasbourgeois honorait là, tout simplement, une légende de son sport.
« On va crier à l’annonce de son nom »
Ce dimanche, Jonathan Clauss pourra de toute façon compter sur ses proches pour scander son patronyme. « Ça c’est sûr, on va crier à l’annonce de son nom », promet son meilleur pote Loïc Schneider. Il ne sera pas seul à s’égosiller. « On devrait être une dizaine de potes, s’il arrive à tous nous avoir des places », poursuit celui qui a suivi le joueur à Marseille et Lille ces derniers jours.
Du côté de la famille, ce sont « une douzaine de personnes » qui sont annoncées. Dont Julie… qui a manqué les premiers pas en Bleu de son frère. « Nous étions en vacances aux Canaries, c’était déjà réservé quand on a su qu’il était sélectionné. Mais cette fois, on sera là ! », s’amuse-t-elle en promettant de porter le maillot lensois en tribune. Pas forcément d’y déployer une banderole à la gloire de son aîné… « Peut-être, je ne sais pas encore, il faut qu’on revienne en France déjà ! »
Les fans de Jonathan Clauss pourront en tout cas compter sur un petit coup de main du speaker du stade. Jean-Luc Filser le promet, il va « insister sur lui pendant la présentation du RC Lens. après son nom et prénom, je marquerai une pause pour qu’il soit applaudi. Je suis sûr que la Meinau l’accueillera comme il se doit. »
« C’est un peu son stade aussi ici »
« J’ai hâte d’entendre ça et je suis sûr que ça fera plaisir à Jo », réagit Loïc Schneider. « Quand le club était encore en CFA ou National, on y venait souvent ensemble et lui-même disait que cette ambiance était dingue et qu’il en avait des frissons. C’est un peu son stade aussi ici, il rentre chez lui. »
Pas très loin en tout cas d’un centre de formation qu’il a fréquenté pendant dix ans (2000-2010), avant d’être laissé libre. « A ce moment-là, il n’était pas prêt mais tous les gens qui l’ont connu ici gardent un très bon souvenir de lui, d’un gamin facile à vivre », assure François Keller, le directeur des lieux. « Nous étions tous ravis de ses sélections chez les Bleus. » Jonathan Clauss aura même peut-être droit, bientôt, à son portrait photo dans l’entrée de la Racing Mutest Académie. A côté de ceux de Martin Djetou, Mohamed Simakan et autres Anthony Caci, tous devenus pros grâce au Racing. « Si c’est le cas, on le mettra avec le maillot de l’équipe de France ! »