Cengiz Under « fait mouche sur un éclair de génie » et sauve l’OM

OM – Losc : Cengiz Under « fait mouche sur un éclair de génie » et sauve les Marseillais de la défaite

FOOTBALLCengiz Under a arraché le match nul pour l’OM, dimanche contre le LOSC, pourtant rapidement réduit à 10
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille n’a pas fait mieux qu’un match nul contre Lille, dimanche soir au stade Vélodrome pour la 21e journée de Ligue 1.
  • Cengiz Under, l’attaquant de l’OM, déjà buteur contre Bordeaux le week-end dernier, a offert le point du nul à son équipe.
  • Les Marseillais ont pourtant joué en supériorité numérique dès la 35e minute et l’expulsion de Benjamin André, mais les hommes de Jorge Sampaoli se sont montrés trop inoffensifs.

Au stade Vélodrome,

Cengiz Under rime de plus en plus avec sauveur. Une semaine après avoir offert la victoire à l’OM contre Bordeaux (1-0), le Turc a renfilé ses habits de buteur contre Lille dimanche soir au stade Vélodrome, mais pour arracher le nul, cette fois (1-1).

Meilleure défense de Ligue 1 et largement dominateurs, les hommes de Jorge Sampaoli se sont pourtant fait cueillir à froid dès la 15e minute, sur une tête de Botman. L’expulsion rapide de Benjamin André (32e), jugée comme « extrêmement sévère » par Jocelyn Gourvennec, devait permettre aux Marseillais de rapidement coller au score. Il aura fallu attendre beaucoup plus, tant les attaques olympiennes sonnaient aussi creuses que le Vélodrome et sa jauge réduite à 5.000 spectateurs. Sans un Pau Lopez, sauveur de son équipe grâce à deux ou trois superbes arrêts, l’OM aurait même pu être mené plus largement.

« Un éclair de génie »

« En effet on a eu une large domination, mais il a manqué cette petite chance. Cette équipe de Lille a beaucoup d’expérience, elle est championne. On a eu un grand moment de domination, sans cette réussite. On a 22 ou 24 occasions, mais on n’arrive pas à les conclure », a jugé Jorge Sampaoli à l’issue du match. 22 ou 24 occasions mais seulement sept tirés cadrés pour près de 80 % de possession de balle.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Les Marseillais ont dû attendre la 75e minute pour voir un magnifique enroulé du droit, son mauvais pied, de Cengiz Under finir dans le petit filet de Grbic, le gardien lillois, lui aussi très bon. Une semaine après avoir offert un premier succès depuis 44 ans à l’OM en terre bordelaise, qui lui a d’ailleurs valu un tifo des Winners, le Turc a remis le couvert. « C’est formidable, il est l’un des joueurs capable de faire mouche sur un éclair de génie. Personne ne l’attend à titrer du pied droit, ça finit en lucarne [petit filet, on a dit]. C’est bien, ça nous permet de plus créer le doute, et savoir s’il faut sortir sur lui. Je suis content pour lui », l’a félicité Boubacar Kamara.

Manque de mouvement et de prise de risque

A part le Turc, personne n’aura mis le doute aux deux tours de contrôle lilloises, Botman et Fonte. « Ils étaient devant la surface avec deux grands, c’est difficile de trouver les espaces. On a essayé de vite changer de côté pour créer des décalages. Mais ça manque de mouvement et quand il n’y a pas la passe, c’est dur de faire l’appel », a parfaitement résumé Bouba Kamara, papa pour la deuxième fois cette semaine.

Des passes sans mouvement d’un côté à l’autre, un manque de justesse, aucune prise de risque, jusqu’à l’exploit d’Under, un Milik presque invisible, et un Payet loin de son niveau et revoilà l’OM qui galère contre un bloc (très) bas. « C’est difficile de jouer contre une équipe bien regroupée, mais on n’a pas eu d’efficacité », a balayé Sampaoli, interrogé sur ce manque de mouvement, avant de résumer le match à un « monologue » de l’OM.

« Plein d’hésitations »

Boubacar Kamara, en fin de contrat en juin prochain, est lui bien plus franc sur les difficultés de son club formateur.

«  On a des joueurs qui tirent moins, qui attendent d’être proche du but. Peut-être plus des passeurs pour faire briller les autres. Moi par exemple, en première mi-temps, je reçois un bon ballon de Pol [Lirola], j’entends Dim [Payet] m’appeler… Ça me perturbe, j’essaye de lui mettre. C’est plein d’hésitations comme ça qui font qu’on a du mal à prendre nos chances de loin ».  »

Bonne nouvelle pour l’attaque marseillaise, le contrat du nouvel attaquant Cédric Bakambu devrait être homologué pour le match contre Lens, le week-end prochain. Un adversaire direct dans la course à l’Europe, avec Nice, Rennes et Monaco, qui ont tous gagné lors de cette journée. Et avec la manière. A la différence de l’OM donc.