Réformer les retraites pour ne pas « augmenter les impôts », défend Attal

Réforme des retraites : la seule alternative serait d’augmenter les impôts, selon Gabriel Attal

Bras de ferPour le ministre de l’Action et des Comptes publics, c’est soit la réforme des retraites, soit l’augmentation des impôts - mais « on s’y refuse »
Xavier Regnier

X.R.

Tenter de convaincre une dernière fois l’opinion publique avant de défendre le texte à l’Assemblée. C’était l’objectif de Gabriel Attal, le ministre de l’Action et des Comptes publics, invité de RTL ce lundi, alors que la réforme des retraites arrive dans l’Hémicycle et qu’une nouvelle journée de mobilisation est prévue demain. « Il va y avoir un vrai débat, je suis convaincu qu’on aura une majorité pour voter ce texte », a-t-il assené.

« Le dispositif qu’on a mis en place, qui permet selon l’âge auquel vous avez commencé à travailler, de partir dès 58 ans pour certains, à 60 ans pour d’autres ou 62 ans, fait qu’on tient compte de ceux qui ont vraiment commencé à travailler tôt », défend le ministre. « S’il n’y avait pas d’âge légal de départ et qu’on ne se basait que sur la durée de cotisation, pour que le système soit équilibré, il faudrait travailler 45 ans. Ce serait injuste », imagine-t-il.



Selon Gabriel Attal, « l’alternative c’est d’augmenter les impôts, on s’y refuse ». Le ministre explique même qu' « on va harmoniser la fiscalité » pour financer les ajustements d’une réforme qui coûtera « 600 millions d’euros en 2030 », notamment en agissant sur « l’emploi des séniors ». Interrogé sur le rejet de cette réforme par les Français, et notamment sur le relèvement de l’âge de départ, « on peut encore beaucoup expliquer les choses, faire évoluer notre copie », a concédé Gabriel Attal.