Education à la sexualité : « Nous allons mettre en œuvre le programme », promet l’Enseignement catholique
Education nationale•Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Philippe Delorme assure ce mercredi que les établissements d’enseignement privé catholique sous contrat appliqueront le nouveau programme sur l’éducation à la vie relationnelle et sexuelle (Evars)20 Minutes avec AFP
Contesté par une partie de la droite et les milieux conservateurs, le nouveau programme sur l’éducation à la vie relationnelle et sexuelle (Evars) a été officiellement publié début février, après des concertations entamées en mars 2024. Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Philippe Delorme, a dit ce mercredi combattre les associations qui s’y opposent et assure que les établissements d’enseignement privé catholique sous contrat l’appliqueront.
Prévu pour s’appliquer à partir de septembre 2025, il prévoit « au moins trois séances annuelles spécifiques obligatoires » dans l’ensemble des écoles, collèges et lycées, publics comme privés sous contrat. Ces séances étaient jusque-là théoriquement imposées par la loi depuis 2001, mais de fait peu réalisées. « Je connais et je combats ces associations qui pratiquent la désinformation, dans la plupart des cas, sur le contenu de ce programme », a affirmé le dirigeant du Sgec, lors d’une audition devant la commission d’enquête sur le contrôle des établissements scolaires par l’État, lancée dans la foulée de l’affaire Bétharram, mercredi. « Cette opposition nous allons la rencontrer chez nous comme dans le public », a-t-il admis, tout en affirmant qu’il n’est « pas question de se laisser envahir par quelque forme d’idéologie que ce soit », lors de l’audition.
Philippe Delorme précise en revanche vouloir « associer au maximum les familles pour dédramatiser, expliquer […] sur ces questions-là ». « Tout ce qui peut contribuer à l’éducation des enfants et je pense par exemple à la partie du premier degré dans ce programme […] on éduque à la pudeur, au respect de son corps, au respect du corps de l’autre, à la notion de consentement […] Tout ça, évidemment, nous le soutenons », a élaboré Philippe Delorme. « Aujourd’hui, […] le programme est publié et donc nous allons le mettre en œuvre », a-t-il conclu.
Des propos qui ont été salués comme un « changement de position » du Sgec par le corapporteur de la commission d’enquête, le député Paul Vannier. Fin février, Philippe Delorme avait en effet dit saluer des éléments du programme pour les élèves de primaire, mais avoir des réserves pour les enseignements prévus en collège et lycée.
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