Le principal suspect du meurtre aux Fêtes de Bayonne remis en liberté

Meurtre aux Fêtes de Bayonne : Le principal suspect remis en liberté

JUSTICEL’homme de 28 ans, mis en examen pour « meurtre suivi de non-dénonciation de crime », en compagnie de cinq hommes et d’une femme, était le dernier non-détenu dans cette affaire
20 Minutes avec AFP

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Le principal suspect impliqué dans le meurtre d’un quadragénaire lors des Fêtes de Bayonne en juillet 2023 a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire, par la cour d’appel de Pau, a-t-on appris vendredi auprès de son avocat.

L’homme de 28 ans est mis en examen pour « meurtre suivi de non-dénonciation de crime », en compagnie de cinq hommes et d’une femme, âgés de 22 à 34 ans. Ils sont soupçonnés d’avoir roué de coups et tué Patrice Laniès, un ingénieur en informatique de 45 ans qui rentrait chez lui, le 26 juillet 2023.

Traumatisme craniocérébral

Les faits s’étaient déroulés durant le premier soir des Fêtes de Bayonne, l’un des plus grands rassemblements populaires d’Europe, qui a enregistré en 2023 une fréquentation record avec environ 1,3 million de festivaliers.

La victime avait fait une remarque à un groupe de jeunes hommes qu’elle avait surpris en train d’uriner devant sa porte et avait reçu plusieurs coups. Elle a succombé à un traumatisme craniocérébral après avoir été maintenue en coma artificiel pendant neuf jours.

L’information judiciaire doit « préciser le degré d’implication de chacun »

Lors de son audition devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Pau, le principal suspect – celui que les autres personnes impliquées dans le dossier présentent comme l’auteur d’un coup de poing fatal, selon Le Parisien – a nié les faits qui lui étaient reprochés, écrit Sud Ouest. L’information judiciaire ouverte par le parquet de Bayonne doit « préciser le degré d’implication de chacun » et « l’articulation des faits ayant conduit à leur issue dramatique », indiquait le procureur en septembre.

Les six hommes mis en cause, « déjà connus » de la justice pour certains, ainsi qu’une femme, ont été interpellés en septembre en Essonne et en Loire-Atlantique. Cinq d’entre eux étaient alors placés en détention provisoire et un autre sous contrôle judiciaire. La femme, mise en examen pour non-dénonciation de crime, se trouve aussi sous contrôle judiciaire.

Si tous les autres ont déjà obtenu leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, ce suspect, dont la première demande avait été refusée en mai, était le dernier détenu dans ce dossier.