Marseille : Les couturiers et couturières préparent déjà la venue du Pape
OPUS sutura•Dix élèves de la Fask Academy, école de couture marseillaise, et des bénévoles du diocèse confectionneront quelque 600 étoles que porteront autant de prêtres lors de la venue du Pape à Marseille, le 23 septembre prochain
Alexandre Vella
L'essentiel
- Le Pape François est attendu à Marseille le 23 septembre.
- Il donnera une messe au Vélodrome.
- A cette occasion, le diocèse d’Aix-Marseille a commandé 600 étoles de prêtres dont une partie sera confectionnée par les apprentis couturiers et couturières de la Fask Academy, une école de Marseille.
«C’est un peu difficile, le tissu glisse », remarque Clara, 17 ans, appliquée à coudre ensemble les deux bords de la large bande de tissu brut qui feront une étole de prêtre. Pour la venue du Pape François à Marseille, le diocèse d’Aix-Marseille s’est associé avec la Fask Academy, une école de couture située Boulevard Gèze, à Marseille. Les dix apprentis couturiers, âgés de 15 à 18 ans, ont à charge de réaliser 50 des 600 étoles - ces « écharpes » liturgiques que revêtent les prêtres - que porteront autant de prêtres lors de la messe que le Pape donnera le 23 septembre au stade Vélodrome. Les écoliers ont également réalisé toutes les découpes, soigneusement emballées en paquets de 25 que sont venues chercher ce mardi une dizaine de bénévoles, qui coudront le reste.
Parmi eux, Isabelle, une enseignante en école de commerce. « J’ai toujours aimé coudre et la venue du Pape est un grand événement. Donc si en plus, je couds pour cette occasion, c’est génial », s’enthousiasme celle qui, au début de la crise du Covid-19, s’était lancée avec quatre amies dans la production en urgence de masques.
Un chanoine fan de couture
C’est le chanoine Jean-Pierre Ellul, lui-même passionné de couture, qui coordonne l’opération avec cette école dite de production, c’est-à-dire qui produit des pièces pour des clients et dégage un tiers de son budget annuel de la sorte. Un chanoine qu’a rencontré Isabelle à la mercerie bensimon de Marseille. « Ça s’est fait comme ça », sourit l’enseignante qui pense ne pas avoir trop de difficulté à confectionner les pièces liturgiques.
Lorsqu’ils ne confectionnent pas des étoles, les écoliers de la Fask travaillent sur des projets de petits créateurs ou de fondations. « Essentiellement sur des volumes de production qui ne permettent pas aux clients de faire appel aux industriels », explique Jocelyn, le président de l’école fondée l’an dernier. Récemment, les apprentis couturiers et couturières, ont travaillé sur la fabrication de ponchos d’après-bain à destination des surfeurs ou les plongeurs pour une nouvelle marque de vêtements spécialisée lancée à Marseille. Ils préparent également la livraison de plusieurs centaines de t-shirts « Coupe du monde de rugby », commandés par la fondation Total.
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