Le premier café sans eau, à glisser dans sa poche, ou la belle invention d'une entreprise iséroise
TROUVAILLE•L’entreprise Innocafé, basée en Isère, commercialise depuis l’été du café sans eau. Une première mondiale, assure-t-elle
Caroline Girardon
L'essentiel
- L’entreprise iséroise Innocafé a mis au point Piccolo, le premier café de poche sans eau. Une innovation mondiale, assure-t-elle.
- Depuis l’été, la société a été contactée par plusieurs enseignes de la grande distribution et de restauration rapide, séduites par le concept.
- Cette invention, qui a nécessité deux années de recherches, a d’ailleurs été brevetée.
Pas besoin de bouilloire, de cafetière, de tasse, de thermos. Ni d’eau. La société Innocafé, basée à Meylan près de Grenoble ( Isère) vient de créer Piccolo, un « café de poche sans eau ». Une première mondiale qui pourrait révolutionner les habitudes des consommateurs.
« On a réussi à moudre au 1/20ème de microns, quatre grains de café qu’on dépose dans un sachet en plastique, expose Richard Bertoni, président, fondateur de l’entreprise. Le principe est simple : on peut le porter avec soi, n’importe où. Et surtout dans les endroits où on ne peut accéder à un restaurant ou un bar. Cela peut-être lors d’une randonnée en montagne, sur un télésiège, dans sa voiture, dans le métro… »
L'effet de la salive
Chaque sachet contient précisément 0,5 gramme de café pur broyé très finement. Et pour le consommer, rien de plus simple. Il suffit de le verser sur la langue. « On attend quelques secondes, le café va se dissoudre avec la salive. Ce qui donne la sensation de boire une gorgée de café », poursuit l’entrepreneur. Ceux qui aiment respirer les effluves au-dessus de leur tasse, devront se contenter de plus simple. Mais le goût, en revanche, est bien présent, assure-t-il.
Deux ans de recherches et de travaux en tout genre ont été nécessaires pour mettre le produit au point. Pour éviter qu’il ne soit trop pâteux, trop amer ou indigeste. Pour trouver le dosage parfait et la moulure adéquate afin de tromper le palais des consommateurs et leur faire croire qu’il déguste un arabica.
Une invention brevetée
« Jusqu’à présent, il était impossible techniquement de moudre le café aussi finement. Il finit par brûler. Nous avons donc fait fabriquer des machines sur mesure, capables de le faire. Nous avons travaillé en ce sens, avec des entreprises qui œuvrent pour des usines de médicaments », révèle Richard Bertoni. L’homme et deux de ses associés n’ont pas compté les heures de recherches. Leur invention a été brevetée.
Le produit, vendu 2.50 euros le sachet, a été commercialisé dès le mois de juillet. Très vite, les demandes ont afflué. 4.000 commandes ont été enregistrées par l’entreprise. « Le prix n’est pas un frein d’autant qu’il est dégressif si l’on achète plusieurs coffrets. On l’a déterminé en fonction du prix moyen d’un café dans le monde », explique l’homme d’affaires, qui révèle avoir été contacté par plusieurs enseignes de la grande distribution et de restauration rapide. Mais aussi par des pharmacies. « Le produit peut être consommé par des femmes enceintes, des personnes âgées ou celles qui ne supportent guère la caféine », conclut-il.