Eva Joly lance une pétition contre les banques

«Panama Papers»: Eva Joly lance une pétition contre les banques

REVELATIONSL'eurodéputée exige la levée du secret fiscal et des sanctions contre les banques...
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Eva Joly ne veut pas en rester là. L'eurodéputée exige la levée du secret fiscal et des sanctions contre les banques après les accusations de fraude fiscale portées par les «Panama Papers», dans une pétition en ligne.

«Le temps du secret, celui du verrou de Bercy, des régulations européennes frileuses et de l'impunité des banques et des intermédiaires doit prendre fin», a réclamé l'ancienne candidate à l'élection présidentielle dans cette pétition lancée simultanément par plusieurs eurodéputés en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne.

«Créer un nouveau rapport de force»

L'ancienne juge du pôle financier s'est engagée depuis de plus de 20 ans en faveur de la levée du secret bancaire, afin de lutter contre l'évasion fiscale des multinationales. Dans les années 1990, l'affaire Elf, instruite par Eva Joly, a «permis de comprendre le véritable problème sociétal (...) que représente la corruption», a-t-elle déclaré.

A travers cette pétition, Eva Joly souhaite «créer un nouveau rapport de force», et demande la constitution d'une équipe pour enquêter «exclusivement» sur le scandale soulevé par les «Panama Papers», composée de «gendarmes, de policiers, de juges d'instructions». «Cette fois, on veut cinq ans d'emprisonnement», a-t-elle expliqué.

Eva Joly s'en prend aux responsables gouvernementaux français

La fraude fiscale est estimée par la commission européenne à 1.000 milliards d'euros par an pour le seul continent européen. «Le déficit public européen serait résolu en un an», a souligné l'eurodéputée.

Condamnant la faiblesse de l'action gouvernementale alors que la France est 24e au classement de l'ONG Transparency International, Eva Joly s'en est prise aux responsables gouvernementaux français : «Leur rhétorique est excellente - ils ont un bon service com' - mais on voit bien qu'ils sont contre la transparence».