SOCIETEFleur Pellerin dément le versement d'une subvention de 27.000 euros à Dieudonné

Fleur Pellerin dément le versement d'une subvention de 27.000 euros à Dieudonné

SOCIETEDans une vidéo, l'humoriste remerciait la ministre de la Culture pour cette «reconnaissance»...
Mathias Cena

M.C.

Fleur Pellerin répond à Dieudonné. Sur son compte Twitter, la ministre de la Culture a démenti samedi les propos de l’humoriste, selon lequel le ministère lui aurait versé une subvention de 27.000 euros.

« Aucune subvention du ministère de la Culture à Dieudonné », a répliqué la ministre, ajoutant : « Ni parrainage ni soutien du ministère de la Culture, jamais, pour un multirécidiviste de la haine, professionnel de l’injure antisémite ».

« Aucune subvention du @MinistereCC à #Dieudonné, mais un droit de tirage automatique du @CNV_info #mensonge (1/2) — Fleur Pellerin (@fleurpellerin) November 28, 2015 »

« Ni parrainage ni soutien du @MinistereCC, jamais, pr un multirécidiviste de la haine, professionnel de l'injure antisémite #Dieudonne (2/2) — Fleur Pellerin (@fleurpellerin) November 28, 2015 »

Dans une vidéo diffusée vendredi sur Youtube, Dieudonné consacre en effet plusieurs minutes à remercier Fleur Pellerin « à titre personnel » pour lui avoir permis d’acquérir « son affiliation au CNV » (le Centre national de la chanson des variétés et du jazz), et lui avoir accordé « une première subvention, 27.000 euros pour [sa] tournée Dieudonné en paix. » Dieudonné disait saluer «ce changement radical opéré par le gouvernement».

«Retour automatique»

Cette somme correspond en fait à « un droit de tirage automatique », écrit Fleur Pellerin. C’est-à-dire, comme l’explique le ministère de la Culture au site Rue 89, à une somme que peuvent récupérer les artistes affiliés au CNV, qui versent une taxe de 3,5% sur leurs profits à la structure. « Les producteurs peuvent récupérer environ 60% de cette somme versée en exerçant un droit de tirage. C’est un retour automatique et il n’y aucun moyen de s’y opposer », précise encore le ministère.

La somme, perçue en réalité par la société de production gérée par la femme du polémiste, précise Rue 89, correspond donc à un retour sur les 160.000 euros que celle-ci à versé au CNV au titre de l’année 2014. « Jamais il n’a bénéficié d’aides sélectives », conclut le site.