Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde dont souffre Laura Felpin ?

Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde dont souffre Laura Felpin ?

maladie « pépouze » ?L’actrice Laura Felpin, connue pour son rôle de Billie dans la série « Bref.2 », a révélé lundi souffrir d’un cancer de la thyroïde
Laura Felpin révèle souffrir d’un cancer de la thyroïde
L.A.

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L'essentiel

  • L’actrice Laura Felpin a révélé lundi souffrir d’un cancer de la thyroïde, expliquant qu’elle avait « plus de chance de [s]e faire percuter par un bus que de mourir de ça. »
  • Il s’agit d’un cancer rare touchant principalement les femmes et se manifestant généralement par la présence d’un nodule au niveau du cou.
  • Bien que nécessitant un traitement et un suivi à vie, ce cancer a un très bon pronostic avec un taux de survie à 5 ans supérieur à 90 %.

Un cancer « pépouze ». Voilà comment l’actrice Laura Felpin a tenté de rassurer tout le monde au sujet de sa maladie, qu’elle a révélée dans une interview accordée au magazine GQ ce lundi. Connue pour son rôle d’Annick dans Le Flambeau et plus récemment dans celui de Billie dans Bref.2, elle a expliqué souffrir d’un cancer de la thyroïde. L’actrice s’est fait retirer une grosseur de la thyroïde en décembre et a appris, quelques semaines plus tard, juste avant l’avant-première de la série de Kyan Khojandi et Bruno Muschio, que cette masse était cancéreuse.

Laura Felpin raconte avoir dû subir une ablation complète de sa thyroïde et entamer un traitement à vie. Toutefois, elle relativise dans une story Instagram : « J’ai vraiment ce qu’on appelle un cancer pépouze, apparemment j’ai plus de chance de me faire percuter par un bus que de mourir de ça. » En quoi consiste le cancer de la thyroïde et est-il si « pépouze » que ça ?

Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde est une maladie des cellules de la thyroïde. Il peut toucher les cellules folliculaires de la thyroïde, il s’agit alors d’un cancer différencié, ou les cellules parafolliculaires, dans ce cas c’est un cancer médullaire. « Il se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, jusqu’à former une tumeur maligne », explique l’institut Gustave-Roussy.

Ce type de cancer se manifeste le plus souvent par la présence d’un nodule (une petite boule), découvert à la palpation du cou ou lors d’examens d’imagerie. « Ce nodule est généralement indolore et non gênant, poursuit la Fondation pour la recherche sur le cancer. Dans certains cas, il peut modifier la voix qui devient alors rauque. Il peut aussi être responsable de la formation d’un goitre. »

Pour confirmer le diagnostic de cancer de la thyroïde et évaluer son degré d’extension, de multiples examens, tels qu’un bilan sanguin et une échographie du cou, doivent être pratiqués.

Combien de personnes sont-elles touchées ?

En 2023, 7.684 personnes ont été diagnostiquées d’un cancer de la thyroïde en France métropolitaine d’après l’institut Gustave-Roussy. Il s’agit donc d’un cancer relativement rare. Mais son incidence est en augmentation depuis une cinquantaine d’années. Les femmes sont plus touchées que les hommes par ce type de cancer. Elles représentent 73 % des nouveaux cas chaque année, selon l’institut Gustave-Roussy. « L’âge moyen au diagnostic est de 58 ans », est-il précisé.

Est-il grave ?

Le traitement dépend de l’extension du cancer, du niveau de risque de récidive et de la qualité de vie de la personne malade mais il peut inclure la chirurgie, la radiothérapie, les médicaments de thérapie ciblée ou la surveillance active pour les formes peu agressives.

« Le cancer de la thyroïde a de très bon pronostic pour les cancers différenciés et de bon pronostic pour les cancers médullaires », affirme l’institut Gustave-Roussy. Le taux de survie nette à 5 ans après traitement est de 93 % pour les hommes et de 97 % pour les femmes. Si le cancer a été « découvert précocement », son pronostic « est excellent avec pratiquement 100 % de guérison définitive », affirme l’hôpital Cochin. « Une surveillance régulière sera cependant nécessaire pendant toute votre vie », poursuit-il. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’un cancer « pépouze » mais assurément l’un des moins mortels.