C’est quoi ces infections à entérovirus qui sont en recrudescence cet été ?

C’est quoi ces infections à entérovirus qui sont en recrudescence cet été ?

santéSanté publique France appelle à la vigilance
Caroline Delabroy

C.D. avec AFP

Elles sont en « recrudescence », ou, en tout cas, de retour avec l’abandon des gestes barrières de la période Covid. Les infections à entérovirus et méningites virales, en particulier chez les très jeunes enfants, sont sous la vigilance de Santé publique France tout au long de l’été.

Le plus souvent bénignes, les infections à entérovirus peuvent conduire dans certains cas à des formes sévères, neurologiques, respiratoires, cardiaques ou digestives. Elles se transmettent par contact d’une personne à l’autre ou avec des objets, et sont fréquentes, notamment chez les jeunes enfants. Le pic survient habituellement en juin/juillet, un second, d’ampleur moindre, en automne.

Pas d’antibiotique

Faible à partir de 2020, la circulation des entérovirus a repris progressivement en France depuis 2022. Leur nombre a atteint 2.339 cas en 2023, « avec une ampleur de l’épidémie estivale proche de celle des années pré-Covid 19 (2.720 cas en moyenne entre 2016 et 2019) », et une épidémie de méningite « d’une ampleur similaire à 2019, avec 1.555 cas », selon le bilan dressé mercredi par Santé publique France.

Pour limiter la transmission de ces virus respiratoires, l’agence appelle à renforcer les règles d’hygiène familiale et/ou en collectivités (lavage des mains, désinfection des surfaces), surtout en présence de personnes immunodéprimées et de femmes enceintes. En cas d’infection, rappelle également Santé publique France, le traitement cible seulement les symptômes. Tout antibiotique est inutile.