Côte basque : L’Anses alerte sur la prolifération de la microalgue toxique Ostreopsis
Santé•Ces microalgues peuvent provoquer chez l’homme l’apparition, quelques heures après exposition, de légers symptômes grippaux ou d’urticaire20 Minutes avec AFP
La prolifération récente de microalgues Ostreopsis sur les côtes basques françaises et espagnoles peut entraîneur toux, irritation cutanées ou troubles gastriques, prévient mardi l’Anses (Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale) dans une étude.
Ces algues tropicales sont arrivées en Méditerranée il y a une vingtaine d’années et se propagent depuis 2018 sur la façade atlantique française.
Flaques marron à la surface de l’eau
« Nous avons observé en laboratoire qu’elles se développaient particulièrement dans une eau entre 16 et 30 degrés », précise Carole Castatini, coordinatrice de l’étude de l’Anses, sans pouvoir affirmer que le réchauffement climatique entraînerait une hausse prochaine de sa prolifération en conditions naturelles.
Ces microalgues, repérables notamment lorsqu’elles forment des flaques marron à la surface de l’eau, peuvent provoquer chez l’homme l’apparition, quelques heures après exposition, de légers symptômes grippaux ou d’urticaire, par contact avec la peau lors de la baignade ou par simple inhalation des embruns marins. Mais ces symptômes « disparaissent généralement au bout de 24 à 48 heures », tempère la scientifique.
Les personnes présentant déjà des troubles respiratoires ou des problèmes de peau pourraient cependant voir leurs symptômes s’aggraver légèrement. De la même manière, les professionnels - maîtres-nageurs, restaurateurs en bord de mer - exposés plus longuement aux algues risquent de développer ces symptômes plus longuement.
800 cas en 2021
En 2021, l’Anses a recensé 800 cas sur la côte basque, contre 200 à 300 cas pour des épisodes similaires en Italie. « Mais le nombre de signalements était plus important sur la côte Atlantique », précise Carole Castatini.
Son étude présente des recommandations pour les collectivités locales en cas de prolifération trop importante : prévention du public, renforcement de la fréquence du contrôle des eaux de baignade ou encore fermeture des plages.
Cette dernière mesure avait déjà été mise en place en août 2021 à Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Bidart notamment.