Stade Rennais: Si Reims «a la somme voulue» pour Hamari Traoré, «ça peut se faire rapidement»
INTERVIEW•Ça traîne pour le transfert du « Dani Alves malien »...Propos recueillis par Jeremy Goujon
L'essentiel
- Le latéral international n'a toujours pas signé en faveur du SRFC.
- Bordeaux et Saint-Étienne sont également sur les rangs pour s'attacher ses services.
Attendu comme l’une des premières recrues du Stade Rennais pour la saison 2017-2018, le latéral droit malien Hamari Traoré (Stade de Reims) ne fait pas encore partie de l’effectif Rouge et Noir. À la veille du coup d’envoi du mercato estival, le directeur sportif du club champenois, Alexandre Barbier, fait le point pour 20 Minutes sur les tractations en cours.
Où en sont les négociations avec le SRFC ?
Le Stade Rennais est intéressé, mais ce qu’il faut savoir, c’est que beaucoup d’autres clubs s’intéressent à Hamari [à qui il reste un an de contrat au Stade de Reims]. C’est un joueur au potentiel Ligue 1, et il y a notamment Bordeaux et Saint-Étienne qui le suivent.
On a pu lire que l’indemnité de transfert serait trop élevée aux yeux des dirigeants bretons, est-ce exact ?
À partir du moment où il est question d’un très bon joueur et que ce dernier est convoité [selon nos informations, l’entraîneur Christian Gourcuff apprécie tout particulièrement le profil de contre-attaquant de Traoré]… À Reims, on a la chance aujourd’hui d’avoir un club sain financièrement, donc on n’est pas dans l’obligation de vendre. Mais puisqu’il y a des propositions, on étudie les meilleures solutions pour tout le monde.
Pas d’obligation de vendre, certes, mais Hamari Traoré dispose tout de même d’un bon de sortie, non ?
Oui, tout à fait, parce qu’on avait passé un accord avec lui bien avant la situation actuelle. Mais s’il part, ce ne sera pas à n’importe quelles conditions. Comme je vous le répète, on est en capacité de conserver le joueur [dont la progression ne sera cependant pas freinée, à l’instar de précédents cas comme Grzegorz Krychowiak, Aïssa Mandi ou Nicolas de Préville].
Est-ce plus compliqué de gérer un dossier lorsqu’un joueur est en sélection, comme c’est le cas en ce moment de Traoré avec le Mali (hôte samedi du Gabon en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019) ?
Sincèrement, même s’il y a de la distance, ce n’est pas forcément un problème. Surtout qu’avec Hamari ou son agent, on a de très bons rapports.
Peut-on s’attendre à un dénouement dans les jours à venir ?
Les clubs sont au courant de la somme demandée, donc (sourire)… Si on a la somme voulue, ça peut se faire rapidement. Si on ne l’a pas, ça prendra peut-être plus de temps, mais nous, on n’est pas pressés.
On parle d’un montant de deux millions d’euros…
Ah non, on en est loin ! C’est beaucoup plus…