Journée des droits des femmes : Elisabeth Borne dénonce le « sexisme insidieux » qui perdure en politique
BALANCE TON QUOI•Pour l’ancienne Première ministre, invitée ce matin sur RTL, le milieu politique est toujours régi par « des codes masculins »20 Minutes avec AFP
Après son départ de Matignon il y a deux mois, elle peut de nouveau profiter de sa liberté de parole. Et Elisabeth Borne ne s’en est pas privée ce vendredi matin sur l’antenne de RTL pour balancer sur le sexisme qui perdure dans le monde politique. « On n’est pas dans le sexisme débridé comme avait pu le vivre » Edith Cresson, la première femme nommée Premier ministre, « mais il reste une forme de sexisme sans doute plus insidieuse », a déclaré la députée du Calvados à l’occasion de la journée des droits des femmes.
« Vous êtes en permanence comparée à des codes masculins, sur la façon dont vous faites par exemple le tour du salon de l’agriculture. La référence c’est les hommes », a expliqué l’ancienne Première ministre. Avant d’enfoncer le clou : « Les hommes en politique, ils ont tous intérêt a imposer des codes masculins, ça élimine la concurrence », a-t-elle ajouté, relevant que « dans les noms qui ont circulé pour la remplacer, il n’y avait que des noms d’hommes, pas le nom d’une seule femme ».
« Encore du boulot » pour atteindre l’égalité réelle
Une preuve selon elle qu'« il y a encore du boulot dans beaucoup de domaines » pour atteindre l’égalité réelle, en politique comme dans les entreprises où les femmes « sont encore peu nombreuses dans les comités de direction » ainsi que pour « l’accès des jeunes femmes dans les formations scientifiques. »
Elisabeth Borne s’est toutefois réjouie de voir aboutir l’inscription de l’IVG dans la Constitution, votée à une large majorité lundi par le Congrès. « Un moment d’unité assez inhabituel », a-t-elle souligné, et même « un des rares sujets sur lesquels on peut être d’accord avec Mathilde Panot », a-t-elle plaisanté.