ASSEMBLEELes députés PS, LFI et PCF déposeront une motion de censure lundi

«Gilets jaunes»: Les députés PS, LFI et PCF déposeront une motion de censure lundi

ASSEMBLEETant qu'Edouard Philippe est soutenu par la majorité, il ne devrait pas être mis en danger...
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Ils veulent engager un bras de fer. Les députés socialistes, Insoumis et communistes, insatisfaits des réponses à la crise des « gilets jaunes », déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS Olivier Faure devant la presse. « Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous » cette motion, au sein d’autres groupes politiques, a précisé Olivier Faure, aux côtés d’élus LFI et PCF, à l’issue d’une réunion de travail.

Invité du JT de TF1, jeudi soir, Edouard Philippe a écarté l’hypothèse d’une démission, assurant qu’il travaillait avec « le soutien de la majorité » et « la confiance du président » Emmanuel Macron.

62 députés de gauche sur 577

La motion devra être soumise au vote de l’Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l’article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés.

« On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c’est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu’on change de gouvernement et donc de politique », juge Ugo Bernalicis (LFI). Ce député du Nord veut convaincre des députés « notamment LREM » de joindre leurs signatures car selon lui « il y a des gens raisonnables » parmi eux, dont Sonia Krimi, qui a revêtu un gilet jaune « symboliquement » dans sa circonscription. « Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d’achat », a martelé Pierre Dharréville (PCF).

Le groupe socialiste a attendu la déclaration d’Edouard Philippe devant l’Assemblée pour décider d’apporter ses voix au projet de motion. L’Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l’issue d’un débat de près de cinq heures.