Ain : La centrale nucléaire du Bugey choisie pour la construction de deux nouveaux réacteurs EPR2
Nucléaire civil•A l’issue du Conseil de politique nucléaire mercredi, l’Elysée a annoncé avoir choisi le site du Bugey, à 45 km de Lyon, pour accueillir la troisième paire de futurs réacteurs de nouvelle génération EPR2
E.M. avec AFP
Le choix devait se faire entre le site du Tricastin, dans la Drôme, et celui du Bugey, dans l’Ain. C’est finalement cette dernière centrale nucléaire, située à 45 km de Lyon, qui a été retenue pour accueillir la troisième paire de futurs réacteurs de nouvelle génération EPR2. L’annonce a été officialisée mercredi, à l’issue du Conseil de politique nucléaire, par l’Elysée.
Le cabinet de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher a justifié ce choix en évoquant des « enjeux techniques » : « Le site du Bugey était davantage prêt que celui du Tricastin, c’est donc un choix rationnel pour tenir les calendriers dans les meilleurs délais », a-t-il indiqué.
Les sites de Penly, en Seine-Maritime, et Gravelines, dans le Nord, avaient déjà été désignés pour la construction de deux EPR2 chacun, pour ce vaste plan de « relance du nucléaire civil », annoncé par Emmanuel Macron, deux mois avant sa réélection en février 2022. Au total, ce sont six réacteurs de nouvelle génération qui seront implantés d’ici à 2037 par EDF.
Des études techniques se poursuivent pour le Tricastin
« L’implantation de ces EPR2 au Bugey est une excellente nouvelle. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons toujours cru à l’énergie décarbonée qu’est le nucléaire. Fermer des réacteurs, en suivant l’idéologie des pseudo-écologistes, a été une folie », a tweeté le président de la région Laurent Wauquiez.
Au Progrès, il a tout de même confié aimer « que tout le monde y gagne », le Tricastin fait également partie de la région. L’élu a alors « exposé au président de la République ce qui s’apparente à un projet commun, dans le but d’obtenir des nouveaux réacteurs à Tricastin à l’occasion d’une seconde vague et 100 % de réussite pour la région », relate le quotidien local.
Le gouvernement a ainsi assuré que « les études techniques et les analyses » allaient se poursuivre sur ce site « dans la perspective d’accueillir de futurs réacteurs nucléaires ». De son côté, la présidente du conseil départemental de la Drôme, Marie-Pierre Mouton, a fait part dans un communiqué de sa « très grande déception », au nom du Tricastin et « de tout un bassin de vie étendu à quatre départements et trois régions », reconnaissant que le dossier technique du Bugey « avait une petite longueur d’avance ». « Nous nous tenons prêts à accueillir les prochains EPR de prochaine génération qui seront nécessairement programmés très rapidement », a-t-elle lancé cependant.