L'A 15 est toujours dans le noir

L'A 15 est toujours dans le noir

La préfecture du Val-d'Oise n'a pas l'intention de rétablir l'éclairage sur l'A 15. C'est ce que vient de déclarer son préfet, Paul-Henri Trollé, arguant une baisse significative des accidents de la route depuis que les installations électriques ont ...
Joan Tilouine-  ©2008 20 minutes

Joan Tilouine- ©2008 20 minutes

La préfecture du Val-d'Oise n'a pas l'intention de rétablir l'éclairage sur l'A 15. C'est ce que vient de déclarer son préfet, Paul-Henri Trollé, arguant une baisse significative des accidents de la route depuis que les installations électriques ont été vandalisées, il y a tout juste un an. « Les statistiques sont claires : sur l'A 15, on est passé de 14 accidents de nuit en 2005 à 9 en 2007. La prudence des conducteurs est accrue depuis la coupure », explique un proche du préfet. Une tendance à la baisse de l'accidentologie qui, par ailleurs, se remarque au niveau national (- 40,3 % de tués sur les routes entre 2002 et 2007) sans être liée à l'absence de lumière sur les axes routiers.

Des vols en série de câbles de lampadaires par des trafiquants de cuivre sont à l'origine du sinistre, et les 25 km entre Paris et Cergy sont plongés dans le noir, depuis l'été 2007. Pas de panneaux à messages ni de vidéosurveillance, les voleurs ont récupéré tous les câbles susceptibles d'être revendus. La remise en état de l'éclairage sur l'A 15 nécessiterait un budget de 2 millions d'euros, et seuls les lampadaires des « zones d'échanges à risque » sont ou seront électrifiés, explique la préfecture. Du coup, les automobilistes qui empruntent cet axe - près de 100 000 par jour - redoublent de vigilance lors de leurs trajets nocturnes. « L'avantage, c'est de voir les flashs dans le noir », ironise Robert Palluat de Besset, président de l'Automobile-Club d'Ile-de-France. Car, selon lui, « l'éclairage est très important. Dans un rayon de 40 km autour de Paris, les autoroutes devraient être éclairées. » Mais les économies de budget, les avantages écologiques, et des chiffres d'accidentologie en baisse, ne devraient pas jouer en sa faveur.