faussairesUn important réseau de fabrication de faux billets démantelé en Espagne

Un important réseau de fabrication de faux billets démantelé en Espagne

faussairesLa découverte, par un voisin, d’un un sac comprenant 4,3 millions de faux billets devant le domicile d’un des suspects avait permis de faire accélérer l’enquête
20 Minutes avec agences

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Des faux billets de 500 euros quasiment indétectables à l’œil nu… Un réseau de faux-monnayeurs, présenté comme le plus important d’Europe depuis dix ans, a été démantelé en Espagne, a annoncé ce jeudi la police.

Ce réseau, actif sur la côte est de l’Espagne, notamment à Alicante et Barcelone, est soupçonné d’avoir produit « plus de huit millions d’euros » de fausse monnaie en billets de 500 euros, a précisé la police espagnole dans un communiqué. L’opération, menée conjointement avec la police régionale catalane (les Mossos d’Esquadra) et Europol, a permis l’interpellation de douze personnes, dont « l’imprimeur » et « les principaux distributeurs » du réseau, ajoute le communiqué.


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4,3 millions de faux billets découverts par un voisin

L’enquête a débuté à l’été 2021, quand a été détectée la circulation de billets de 500 euros « de grande qualité » présentant des similarités avec des billets fabriqués par un réseau de faussaires démantelé près de dix ans plus tôt à Valence. Selon Sergi Sanchez, chef de l’unité dédiée à la fausse monnaie chez les Mossos d’Esquadra, elle s’est accélérée lorsqu’un sac comprenant 4,3 millions de faux billets a été découvert en août par un voisin devant le domicile d’un des suspects, près de Barcelone. Une partie de ces billets ne possédaient pas « la pastille holographique » permettant de les authentifier, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse à Madrid, où ont été exposées des liasses de faux billets et des machines saisies lors de l’enquête.



Selon les policiers, les faussaires auraient manqué de matériel pour mettre une touche finale à une partie de la production, en raison de la fermeture des frontières avec la Chine - où ils avaient l’habitude de s’approvisionner - en raison de la pandémie de Covid-19. Les billets achevés étaient d' « excellente qualité », et quasiment indétectables à l’œil nu par des non-experts, a précisé lors du point presse Jorge Ruiz, enquêteur de la section technique de la Brigade de recherche de la Banque d’Espagne. Selon les policiers, le chef présumé du réseau avait déjà été mis en cause et incarcéré en 2009 dans une autre affaire de faux billets. Il aurait connu ses complices lors de son séjour dans une prison proche de Valence.