La banque du Vatican nie tout conflit d'intérêt au sein de la famille de son président

La banque du Vatican nie tout conflit d'intérêt au sein de la famille de son président

BANQUEL’institution répond à un article du magazine italien «L’Espresso»…
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'Institut pour les oeuvres religieuses (IOR), la «banque du Vatican», a nié ce vendredi tout conflit d'intérêt entre son président, Jean-Baptiste de Franssu, et le fils de celui-ci, employé de Promontory, une entreprise chargée d'éplucher les comptes de l'IOR.

Selon l'édition de vendredi du magazine italien l'Espresso, un fils de M. de Franssu travaille chez Promontory, une société américaine que l'ancien président de l'IOR, Ernst von Freyberg, avait engagée pour éplucher les comptes de la banque du Vatican.

Financier français

M. Von Freyberg, un industriel allemand, avait été nommé par le pape Benoît XVI, peu avant sa démission en 2013, pour réformer la banque vaticane, connue jusqu'alors pour son opacité et des affaires retentissantes de blanchiment d'argent sale.

«La question d'un +conflit d'intérêt+ ne se pose pas pour nous puisque, comme prévu par la loi, l'AIF (l'Autorité d'information financière du Saint-Siège, ndlr) a validé la nomination de notre président», a affirmé à l'AFP le porte-parole de l'IOR, Max Hohenberg.

Jean-Baptiste de Franssu, un financier français de 51 ans, a été nommé le 9 juillet dernier pour remplacer Ersnt von Freyberg. Selon l'Espresso, son fils aurait été embauché chez Promontory, quelques mois avant cette nomination.

Selon le site internet de Promontory, Louis-Victor Douville de Franssu occupe bien les fonctions d'analyste dans le bureau londonien de la société, après avoir travaillé chez Goldman Sachs.

Comptes fermés

La banque du Vatican a vu l'an dernier son bénéfice net s'effondrer, passant de 86,6 millions d'euros à 2,9 millions d'euros, dû largement aux coûts exceptionnels du processus de réforme.

Plusieurs centaines de comptes ont été fermés ou sont en cours de fermeture, entraînant un départ de fonds de plusieurs dizaines de millions d'euros.

En dépit de ressources en baisse sensible, l'IOR a contribué en 2013 pour 54 millions d'euros au budget du Saint-Siège consacré aux oeuvres de charité et d'évangélisation: un chiffre identique à celui de 2012.