Déportation: Quand un élu FN critique le mémorial d'Izieu qu'il juge «trop politisé»
POLEMIQUE•Ce lieu a abrité pendant la second guerre mondiale, 44 enfants juifs qui ont ensuité été dénoncés puis déportés...
C.G. avec AFP
Un lieu « trop politisé » ? C’est en tout cas ce que pense Christophe Boudot au sujet de , dans l’Ain, où ont été raflés 44 enfants juifs en 1944 avant d’être déportés vers les camps de la mort.
Le chef du en Auvergne-Rhône-Alpes était sur le plateau de , participant à une émission pas encore diffusée, mais dont certains extraits ont déjà filtré.
Interrogé sur la polémique déclenchée en mai par la décision de , président LR de la région, , l’élu a répondu qu’il n’était « pas opposé du tout à subventionner la question mémorielle ».
Avant d’ajouter : « Mais je crois que la Maison d’Izieu, c’était un petit peu trop politisé, un peu "too much". On s’en est servi pour faire repentance, toujours. »
« Nous avons toujours voté contre ce genre de subvention parce que ça aboutit finalement à une forme de repentance, toujours la même », a précisé Christophe Boudot, tout en admettant ne s’être jamais rendu au mémorial d’Izieu.
Rétropédalage
L’élu a ensuite rétropédalé sur : « Maison d’Izieu : mal informé sur cette question, j’ai commis une erreur d’appréciation. Je tiens à m’en excuser », a-t-il expliqué sur son compte.
En avril 1944, 44 enfants et sept adultes avaient été arrêtés à Izieu par la Gestapo, dirigée à Lyon par Klaus Barbie, avant d’être tous déportés quelques jours plus tard. Ces enfants, coupés de leurs parents, avaient été placés dans cette « colonie d’enfants réfugiés ».