Nord: Le dentiste fraudait le Fisc pour se payer des safaris
FRAUDE•Le praticien dissimulait 40.000 euros par an aux impôts et chassait des animaux parfois protégés…
Mikaël Libert
L'essentiel
- Le dentiste fraudeur a été dénoncé par une ancienne assistante.
- Il a dissimulé plus de 130.000 euros aux impôts en quatre ans.
- Avec l’argent non déclaré, il partait chasser lors de safaris.
Comptabilité occulte et pièce secrète. Jeudi dernier, un dentiste du Valenciennois à la retraite a été condamné pour blanchiment de fraude fiscale. En quatre ans, il est accusé d’avoir dissimulé 131.000 euros aux impôts, argent avec lequel il se payait, notamment, des safaris ont révélé nos confrères de La Voix du Nord.
C’est grâce à la dénonciation d’une ancienne assistante du mis en cause que la justice a eu vent des malversations du dentiste. En gros, entre 2010 et 2014, des sommes de 40.000 euros par an étaient volontairement écartées des déclarations fiscales du cabinet. Ces sommes étaient néanmoins répertoriées dans de petits carnets que le dentiste remisait par-devers lui.
Une pièce secrète pour ses souvenirs de safaris
Une enquête avait été ouverte suite aux déclarations de l’assistante et le dentiste ainsi que son épouse avaient été placés en garde à vue il y a un an. Dans la foulée, les enquêteurs avaient procédé à deux perquisitions. La première a eu lieu au cabinet du dentiste, permettant la découverte des fameux petits carnets.
La seconde perquisition a été menée au domicile du couple selon nos confrères. C’est là que les policiers ont découvert une pièce secrète dans laquelle on accédait par une porte dissimulée derrière une armoire. A l’intérieur, le dentiste cachait le produit de ses chasses exotiques et les armes utilisées pour ses safaris. Dans des congélateurs, les enquêteurs ont aussi découvert des cadavres d’animaux appartenant à des espèces protégées. Une somme de 40.000 euros en liquide a par ailleurs été retrouvée, planquée dans les murs et dans un coffre.
Outre la condamnation pénale, le couple a désormais l’administration fiscale sur le dos. Le dernier volet de l’affaire, concernant la chasse d’espèces protégées, fait aussi l’objet d’une procédure judiciaire.