L'opposition lilloise en recomposition

L'opposition lilloise en recomposition

Chronique d'un divorce annoncé. Le conseil municipal de Lille a pris acte hier de l'explosion du groupe d'opposition Union pour Lille, formé en 2001 par onze élus UMP, UDF et Divers droite. C'est son chef, Christian Decocq (UMP), qui a jeté l'éponge ...
©2007 20 minutes

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Chronique d'un divorce annoncé. Le conseil municipal de Lille a pris acte hier de l'explosion du groupe d'opposition Union pour Lille, formé en 2001 par onze élus UMP, UDF et Divers droite. C'est son chef, Christian Decocq (UMP), qui a jeté l'éponge vendredi dernier : « Une conséquence directe, rappelle-t-il, des élections du 17 juin. »

Car l'ancien député impute toujours à la neutralité de l'UDF - devenue le MoDem - la responsabilité de sa défaite aux législatives face à Alain Cacheux, l'adjoint (PS) de Martine Aubry. Pour Christian Decocq, qui s'est du même coup retiré de la course aux municipales 2008, c'est aussi l'abandon d'un espoir : rallier les élus UDF-MoDem, Jacques Richir et Françoise Deswarte, à une future liste UMP. Côté centriste, Françoise Deswarte reconnaît d'ailleurs que « cela éclaircit les choses, puisque Jacques Richir mènera sa propre liste en 2008 ».

Pour les huit mois à venir jusqu'aux municipales, Christian Decocq a donc reformé un groupe nommé Bouger pour Lille. Tandis que les élus UDF-MoDem, sans groupe - il faut être au moins quatre -, comptent sur « l'esprit toujours républicain de Martine Aubry » pour pouvoir s'exprimer.