SURPOPULATIONNouvelle hausse du nombre de détenus en France

Prisons : La France comptait 69.812 détenus début novembre, un total encore en hausse

SURPOPULATIONLa densité carcérale dans les 188 établissements pénitentiaires s'établit désormais à 115,4 %
20 Minutes avec AFP

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Les mois passent et la hausse se poursuit. Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises a de nouveau augmenté en octobre, pour s’établir à 69.812 détenus au 1er novembre, selon les données statistiques du ministère de la Justice. Au 1er novembre, les prisons du pays, qui souffrent d’une surpopulation chronique, comptaient donc 69.812 détenus pour 60.494 places opérationnelles, contre 69.173 au 1er octobre et 68.472 au 1er septembre, soit une augmentation de 1.340 prisonniers en deux mois. Cette croissance est de 12,1 % sur un an : on dénombrait 62.276 détenus au 1er novembre 2020.

La densité carcérale dans les 188 établissements pénitentiaires s’établit désormais à 115,4 %, en hausse par rapport au mois de septembre 2021 (114,6 %). Il y a un an, elle était de 102,7 %. Cette densité est de 136,3 % dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines. Elle atteint même 210,5 % à la maison d’arrêt de Nîmes et 210,3 % à Bordeaux-Gradignan. Au 1er novembre, 38.554 détenus étaient incarcérés dans une prison suroccupée à plus de 120 %, et 1.614 étaient contraints de dormir sur un matelas posé au sol.

Plus d’un quart en attente de jugement

Parmi les détenus, 19.363 (27,7 %) sont des prévenus, incarcérés dans l’attente de leur jugement. Au total, 83.558 personnes étaient placées sous écrou au 1er novembre, dont 13.746 non détenues faisant l’objet d’un placement sous surveillance électronique (13.085) ou d’un placement à l’extérieur (661).

Le nombre de femmes et de mineurs écroués, qui représentent respectivement environ 3,5 % et 1 % de la population carcérale totale, est stable.