Des chercheurs battent le record de vitesse de connexion Internet par fibre optique
PLUS VITE•Avec un débit atteint de 319 Térabits, les chercheurs du National Institute of Information and Communications Technology écrasent le précédent recordEtienne Froment pour 20 Minutes
Les chercheurs du National Institute of Information and Communications Technology sont parvenus à battre le record de vitesse pour une connexion Internet en atteignant un débit de 319 Térabits par seconde avec une connexion câblée. Le précédent record de 172 Térabits par seconde est pulvérisé.
Les chercheurs ont installé de la fibre sur une distance de 3.000 kilomètres. La technologie exploite le Wavelength Division Multiplexing (WDM) pour transmettre plusieurs signaux de longueurs d’onde différentes sur une seule fibre tout en amplifiant le signal. Les chercheurs expliquent que leur approche présente l’énorme atout d’être compatible avec des infrastructures déjà existantes. Le test a d’ailleurs été réalisé avec de la fibre optique multicœur et une gaine standard. Selon ces experts, rien n’empêcherait d’améliorer les réseaux existants pour atteindre de tels débits.
Faire face à l’explosion du trafic de données
« La transmission longue distance, non démontrée auparavant avec des signaux en bande S, a été rendue possible en construisant une configuration expérimentale de boucle de transmission à recirculation qui combinait deux types d’amplificateurs à fibre dopée aux matériaux rares avec une amplification Raman distribuée le long de la fibre de transmission elle-même. Le MCF à quatre cœurs avec un diamètre de gaine standard est intéressant pour l’adoption précoce des fibres SDM dans les liaisons longue distance à haut débit, car il est compatible avec les infrastructures de câbles conventionnelles et devrait avoir une fiabilité mécanique comparable aux fibres monomodes. Au-delà de la 5G, une augmentation explosive des nouveaux services de données est attendue et il est donc crucial de démontrer comment les nouvelles fibres peuvent répondre à cette demande. On espère que ce résultat aidera à la réalisation de nouveaux systèmes de communication pouvant prendre en charge de nouveaux services gourmands en bande passante », expliquent les chercheurs.