Bientôt un label commerce équitable Max Havelaar pour des produits français

Commerce équitable : Des produits français bientôt labellisés Max Havelaar

COMMERCEDes yaourts sucrés ou à la vanille et des biscuits chocolatés labellisés devraient ainsi être commercialisés à la fin de l’année
20 Minutes avec agences

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Max Havelaar France, qui labellise depuis trente ans des produits équitables provenant des pays en développement, a décidé de « franchir le pas » et « d’adapter cette expérience à des productions agricoles françaises », annonce Blaise Desbordes, directeur général de l’association.

La réflexion a été lancée il y a 18 mois, a-t-il expliqué à l’AFP à quelques jours de la Quinzaine du commerce équitable (8 au 23 mai). « Nous nous sommes dit 'que fait-on de l’attente des consommateurs vis-à-vis des paysans français' dont une part notable a du mal à vivre de son travail ».

Des produits à base de lait et de blé

L’association a choisi de travailler sur le lait et le blé. Des yaourts sucrés ou à la vanille et des biscuits chocolatés labellisés devraient ainsi être commercialisés à la fin de l’année. Le label Fairtrade/Max Havelaar, qui repose sur des cahiers des charges, garantit notamment « une meilleure rémunération aux agriculteurs » et le respect de l’environnement. Il concerne actuellement des productions des pays du Sud, comme les bananes, le café, le cacao, le thé, le sucre de canne, etc.

​La direction de l’association a donc dû expliquer sa démarche en interne. « Je suis allé faire un plaidoyer devant les petits producteurs africains et latino-américains », membres du mouvement FairTrade/Max Havelaar, raconte Blaise Desbordes. Ils lui ont fait remarquer que les agriculteurs français bénéficiaient de meilleures conditions de vie qu’eux. « Je leur ai répondu que le consommateur français ne comprendrait pas que Max Havelaar ne s’intéresse pas » au sort des paysans de l’Hexagone.

Une méthode « inédite » de fixation du prix garanti

Pour adapter son label, Max Havelaar a pris soin de ne pas avoir une démarche globale en raison des variations des coûts de revient et des rendements d’une région à une autre. Il a retenu une méthode « inédite » de fixation du prix garanti en fonction du territoire et d’un objectif chiffré de revenu pour l’agriculteur.

Pour son premier lait équitable, il a travaillé avec l’ACLCCP (association Centrales des laiteries coopératives des Charentes et du Poitou) qui espère que cela aidera « à maintenir la filière laitière en déprise depuis quelques années » dans cette région. Pour le blé, l’association travaille avec des céréaliers du sud-ouest, où les rendements sont trop faibles pour permettre à nombre d’exploitants de dégager des revenus corrects.


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