Comment Disney a évité la faillite
VIDEORAMA – Et comment quelques dessins animés ont sauvé la compagnie...C.P.
1984 – 1994 : c’est la décennie de tous les excès chez Disney, la décennie des talents qui explosent, des films qui font fureur, des plus gros succès Disney. Un formidable documentaire intitulé Waking Sleeping Beauty (Réveiller la Belle au Bois dormant) revient sur la manière dont Disney est arrivé à cette décennie-là, en passant par les compétitions internes, l'arrivisme de certains, les maladresses de beaucoup. Et la façon dont quelques dessins animés ont ramené la société au sommet de sa gloire. 20Minutes.fr vous présente un vidéorama des longs-métrages salvateurs de cette folle décennie.
1984 : Michael Eisner devient PDG, à l’issue d’une période molle de la compagnie. L’année suivante Taram et le chaudron magique sort en salle. Flop. Ce n’est qu’à partir de 1988 et de la production d’Oliver et Compagnie, adaptation animalière d’Oliver Twist, de Charles Dickens, que les choses saméliorent.
Sorti la même année, Qui veut la peau de Roger Rabbit? mêle animations et véritables scènes de tournage. Les personnages de la Warner, qui co-produit, doivent apparaître aussi longtemps à l'écran que leurs homologues de Disney; on croise alors Mickey Mouse et Bugs Bunny; Donald Duck et Daffy Duck.
En 1989, La Petite Sirène est un succès phénoménal. La bande originale du film est composée par Alan Menken et Howard Ashman, et se vend à plus de 2 millions d'exemplaires. Elle reçoit même deux Grammy Awards. Et surtout un oscar, le premier que reçoit un film Disney depuis L'Apprentie sorcière (1971). Son succès permet à la société Disney d'effacer les pertes accumulées depuis l'échec du film Le Trou noir (1979).
1991: La Belle et la Bête devient l'unique dessin animé des studios à concourir dans la catégorie Meilleur film en 1992. Certes, il perd face au Silence des Agneaux, mais les recettes faramineuses compensent la déception.
1992: Aladdin est dans le sillage de La Belle et la Bête, obtenant deux Oscars et confirmant lâge d’or.
En 1994 : Le Roi Lion vient couronner magistralement la décennie. Première animation Disney à ne faire aucune allusion au monde humain, c’est le plus grand succès de Disney pour le film mais aussi pour la musique, vendue à 26 millions d'exemplaires et en partie composée par Elton John. Financièrement, il devient le plus gros succès d'animation de tous les temps avec 783,4 millions de dollars de recettes engrangés à travers le monde.