autoDans l’air du temps, Porsche ralentit sur le développement de l’électrique

Porsche se montre prudent dans l’électrique et reporte son échéance de 2030 à plus tard

autoFace au ralentissement des ventes de voitures électriques, notamment en Europe, le constructeur allemand revoit ses plans
Fini l'horizon 2030 pour Porsche, la marque de luxe de Zuffenhausen freine un peu sur le développement des modèles électriques
Fini l'horizon 2030 pour Porsche, la marque de luxe de Zuffenhausen freine un peu sur le développement des modèles électriques - Porsche / Porsche
Stéphane Lémeret

Stéphane Lémeret

Comme ses concurrents premiums et généralistes, Porsche fait machine arrière sur le 100 % électrique. Le constructeur allemand est confronté à une demande fluctuante pour ses modèles à batterie, qui est forte en Chine, inégale aux États-Unis, et ralentit fortement en Europe depuis plusieurs mois. Entre autres raisons, citons la fin des aides fédérales allemandes pour l’achat d’un véhicule électrique, et le durcissement du bonus écologique français, lesquels portaient autrefois les ventes européennes.

L’objectif 2030 remis en question

Porsche comptait initialement vendre pour 80 % de modèles électriques à partir de 2030, puis atteindre 100 % à partir de 2035, exigences de l’Union européenne obligent. « La transition vers les voitures électriques prend plus de temps que ce que nous croyions il y a cinq ans », résumait ainsi un cadre de la marque. Finalement, le constructeur est moins catégorique sur son échéance 2030 et explique qu’il fera « en fonction de la demande des clients et du développement de l’électromobilité. » Porsche rejoint donc Mercedes-Benz, Audi, Ford, Renault ou encore Bentley parmi les constructeurs ayant finalement reculé leur date de passage au 100 % électrique.