PRESSEDécision le 17 mars sur la reprise de « France-Antilles », avis favorable

Reprise de « France-Antilles » : Décision au 17 mars, avis favorable pour Xavier Niel

PRESSEL’administrateur présent à l’audience a indiqué que l’avocat général s’est déjà dit favorable à cette offre, qui concerne la reprise de 126 des 235 salariés
Sélène Agape

S.A. avec AFP

La décision du tribunal de commerce quant à une reprise par l’homme d’affaires Xavier Niel de France-Antilles a été mise en délibérée au 17 mars mais l’avocat général s’est déjà dit favorable à cette offre, a indiqué l’administrateur présent à l’audience.

La société NJJ, holding personnelle de Xavier Niel, a proposé début mars de reprendre le seul quotidien de Martinique, Guadeloupe et Guyane, mis en liquidation fin janvier. Il prévoit de garder 126 des 235 salariés.

Vers une reprise le 1er avril

Le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France a d’ores et déjà accepté la poursuite de l’activité administrative du journal jusqu’au 1er avril, date à laquelle Xavier Niel a indiqué qu’il souhaitait prendre possession du journal, selon la même source. L’avocat général a jugé que l’offre de l’homme d’affaires était « solide sur le plan économique ».

Xavier Niel avait fait connaître ses intentions de reprise des trois éditions du quotidien hors délai, après la liquidation du journal. Mais le 18 février dernier, le tribunal de commerce avait exceptionnellement décidé de prolonger l’activité du groupe jusqu’au 10 mars, afin de permettre au fondateur de Free et co-actionnaire du Monde, qui vient de racheter Nice-Matin, de faire une offre.

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Renforcement de l’offre numérique

France-Antilles a cessé de paraître depuis le 1er février et France-Guyane depuis le 25 janvier. NJJ s’engage notamment à reprendre 68 salariés de France-Antilles Guadeloupe (sur 96), 34 salariés de France-Antilles Martinique (sur 83), 6 salariés de France-Guyane (sur 23), et 16 des 31 salariés de France-Antilles Guyane Management services (partie administrative et web).

La société NJJ a indiqué vouloir conserver une édition quotidienne de l’édition papier, mais pourrait réduire sa pagination. Aux Antilles, elle prévoit de centraliser l’impression en Guadeloupe et le transport des journaux par bateau ou avion jusqu’en Martinique. Pour la Guyane, la sous-traitance de l’impression et de la diffusion est envisagée, mais l’offre serait uniquement digitale dans un premier temps.

Des financements publics en soutien

NJJ souhaite aussi renforcer l’offre numérique du journal, mais aussi développer l’activité événementielle du groupe, via l’organisation de festivals ou de concerts. Le projet est estimé à 8 millions d’euros. NJJ met sur la table 3,5 millions, le reste provenant de financements publics (subventions du ministère de la Culture et des « collectivités territoriales de Guadeloupe et de Martinique ») et d’un prêt du Fonds de développement économique et social.

Créé en mars 1964, France-Antilles, ancienne filiale du groupe Hersant, était en redressement judiciaire depuis le 25 juin 2019.