Zoom sur 3 animaux marins menacés en France
ANIMAUX•De nombreux animaux marins ont été chassés jusqu’au bord de l’extinction en France, ou ont tout simplement disparu du territoire. Découvrez les espèces en danger en métropole.Le Monde des animaux
La baleine des Basques (Eubalaena glacialis)
Cette baleine franche était la proie de prédilection des baleiniers basques, qui l’ont chassée sans relâche durant des siècles. Lente et docile, elle constituait une cible facile. Elle était également extrêmement riche en graisse, ce qui avait deux avantages majeurs : non seulement elle flottait après avoir été harponnée, mais on pouvait ensuite tirer énormément d’huile de chaque spécimen abattu. Des spécimens de taille considérable, puisque la baleine des Basques mesurait en moyenne 13 à 16 m pour un poids de 40 à 70 tonnes ! Au XVIIIe siècle déjà, cet animal censé pouvoir devenir centenaire était rare dans son habitat d’origine, l’Atlantique Nord.
Aujourd’hui, une population de 400 individus seulement subsiste le long des côtes américaines, tandis que la population du golfe de Gascogne est, au mieux, fonctionnellement éteinte. Aucun individu n’ayant été observé depuis des années, de nombreux scientifiques pensent qu’elle a tout simplement disparu des côtes européennes.
Le phoque moine (Monachus monachus)
Aujourd’hui très rare – il fait partie des espèces les plus menacées au monde, avec seulement quelques centaines d’individus, principalement en Grèce –, le phoque moine de Méditerranée peuplait autrefois toute la mer qui lui a donné son nom. C’est l’une des trois espèces de phoques moines, dont une a déjà totalement disparu. Ce pinnipède imposant peut peser plus de 300 kg. Contrairement à ses cousins, il apprécie les eaux chaudes où il se nourrit de poissons, de céphalopodes et de crustacés.
En France, on trouvait trois colonies principales au début du XXe siècle, mais la perturbation de leur écosystème a mené à leur extinction : dans les îles d’Hyères, ils ont disparu en 1935, dans les calanques de Marseille vers 1945, et en Corse vers 1975.
Le grand cachalot (Physeter macrocephalus)
Ce cétacé à dents est l’unique représentant actuel de son genre, bien qu’il existe également dans sa superfamille un cachalot nain et un cachalot pygmée. Cosmopolite, il se trouve dans tous les océans et une grande partie des mers du monde ; les mâles, qui peuvent atteindre 20 m de longueur, fréquentent les eaux froides de l’Arctique et de l’Antarctique, mais les femelles et les jeunes préfèrent les régions plus chaudes.
S’il est inoffensif pour l’homme, le grand cachalot est toutefois un prédateur (c’est d’ailleurs le plus grand carnassier du monde) qui se nourrit de calmars et de poissons. Il les chasse à des profondeurs records de 3000 m et il est connu pour ses apnées d’une durée moyenne de 35 minutes, inégalées chez les mammifères. On le trouve dans les eaux françaises, en Méditerranée et dans l’Atlantique, où les populations restent vulnérables après des siècles de chasse par les hommes.
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