« Les Toits du Paradis » de Mathangi Subramanian: L’Inde, invité d'un salon Livre Paris annulé (3/4)
INDE•« Les Toits du Paradis » de Mathangi Subramanian est paru en janvier 2020 aux éditions de L’AubeValérie A membre de la communauté 20 Minutes Livres.
L'essentiel
- Les lectures coups de coeur, ça se partage.
- Notre communauté vous recommande chaque jour un nouveau livre.
- Aujourd'hui, « Les Toits du Paradis » de Mathangi Subramanian, paru le 2 janvier 2020 aux Éditions de L'Aube.
- Ce roman indien aurait pu bénéficier l'un éclairage particulier lors de Livre Paris, où l'Inde était le pays invité, si le salon n'avait été annulé.
Valérie A, contributrice du groupe de lecture "20 Minutes Livres", vous recommande Les Toits du Paradis de Mathangi Subramanian, paru le 2 janvier 2020 aux Éditions de L'Aube.
Sa citation préférée :
« “Les gens qui ne sont pas d’ici ne voient pas au-delà du panneau enfoncé dans la terre il y a trente ans. Swargahalli, indiquait-il autrefois. En caractère anglais, droits comme des soldats. En caractères kannada, courbes comme le destin. Aujourd'hui, le panneau est fendu en deux, brisé par un des bulldozers que la municipalité a envoyés nous éliminer la première fois – ou était-ce la deuxième ? La troisième ? (Au bout d’un moment, nous avons cessé de compter.) Tout ce qui reste à présent, c’est le mot Swarga. “Swarga ? s’interrogent les gens. Comme le mot “paradis” en sanscrit ? Pour désigner un endroit pareil ? Le paradis ? Répétons-nous. Un endroit pareil ? Parfois ils rient. Parfois nous rions aussi. La plupart du temps cependant, aucune de nous ne s’amuse de leur réaction. Parce que ce panneau ne dit pas la vérité. Mais il ne ment pas non plus.” »
Pourquoi ce livre ?
- Parce que Mathangi Subramanian nous fait découvrir l’univers coloré du bidonville de Bangalore où vivent cinq jeunes filles, où la vie est difficile et les conditions sanitaires déplorables. Mais où l’on respire des parfums de plats et d’épices dans chaque maison, où l’on admire les vêtements colorés et chatoyants.
- Parce que c’est un roman réaliste sur les conditions des femmes en Inde, sur la culture indienne avec les inégalités sociales, les bidonvilles, la violence contre les femmes dans une société en pleine mutation.
- Parce que c’est aussi un roman optimiste au travers du portrait de ces cinq jeunes filles qui malgré les conditions difficiles, rient, chantent, dansent, qui acceptent leur différence et se battent pour se bâtir un avenir, pour se sortir de la pauvreté peut-être par les études ? Un roman plein d’humanité et d’espoir.
L’essentiel en 2 minutes
L’intrigue. Dans le bidonville du Paradis, cinq jeunes filles tissent des liens indestructibles. Toutes pleines de vie, ces filles partagent le peu qu’elles possèdent. Lorsque la municipalité décide de raser le bidonville, elles partent en guerre contre ceux qui veulent détruire leurs maisons.
Les personnages. Banu, l’artiste constructive, qui vit auprès de sa grand-mère, Deepa, malvoyante, sensible et danseuse, Joy, transgenre, né garçon, baptisée fille, Rushana, qui oscille entre les sexes et Padma, celle venue d’ailleurs. Mme Janaki, directrice de l’école.
Les lieux. Swagahilli ou le Paradis – Bidonville de Bangalore ville au sud de l’Inde.
L’époque. De nos jours.
L’auteur. Mathangi Subramanian est éducatrice et écrivain. Elle est aussi analyste politique pour le conseil de la ville de New York. Elle a vécu quelques années à New Delhi. Elle a reçu plusieurs prix pour ses romans.
Ce livre a été lu avec. Avec espoir, ce roman est un bel hommage à des femmes qui malgré leurs conditions de vie difficiles gardent leur joie de vivre et tout l’espoir d’un avenir meilleur.
Acheter ce livre sur Amazon
Vous voulez nous recommander un livre qui vous a particulièrement plu ? Rejoignez notre communauté en cliquant ici