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Le show de Phoenix ne s’est pas passé comme prévu pour la clôture des Jeux

JO 2024 : « L’organisation a dû avoir des sueurs froides »... Le show de Phoenix ne s’est pas passé comme prévu

lisztomaniaquesLes organisateurs de la cérémonie de clôture des Jeux avaient tout prévu sauf l’enthousiasme débordant des athlètes pour le groupe electro-rock mené par Thomas Mars et Laurent Brancowitz
Laurent Bainier

L.B.

L’appel avait été lancé dans les haut-parleurs du stade quelques secondes avant que ne résonnent les premières notes du morceau de Phoenix : « chers athlètes, merci de quitter la scène. » Mais il a été vite couvert par une clameur venue des gradins et de la pelouse : l’entrée du groupe electro-rock a déchaîné les passions… et déjoué les plans de l’organisation de la cérémonie de clôture des Jeux de Paris, qui n’avait pas prévu que les athlètes envahiraient la scène-mappemonde où devait se produire Phoenix.

« Les athlètes n’étaient pas censés venir sur scène en fait, ont confirmé après le show à l’AFP Thomas Mars et Laurent Brancowitz, respectivement chanteur et guitariste du groupe. Donc il y a eu un vrai moment de panique de l’organisation, alors qu’ils n’étaient pas censés être là. Mais nous, ça ne nous dérange pas parce que c’est une chose dont on a l’habitude, ça nous arrive en concert. Donc, nous, on était dans notre élément, mais l’organisation a dû avoir quelques sueurs froides… »

Le « stade de dance »

Intitulé « Lisztomania » en référence à la frénésie qui entouraient les récitals de Franz Liszt au XIXe siècle, leur premier morceau n’avait jamais aussi bien porté son nom. Il a fait basculer le Stade de France, encore très sage, en Stade de Dance écrira plus tard le compte officiel des Jeux.

Dans la foule massée autour des rock stars, on retrouvait de nombreux athlètes américains, pays où le groupe jouit d’une grande notoriété depuis 2009 et la sortie de l’album « Wolfgang Amadeus Phoenix ». C’était il y a quinze ans et ça explique sans doute l’étonnement de certains jeunes athlètes devant l’enthousiasme débordant de leurs aînés :

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(Des olympiens de la génération Z regardent avec inquiétude leurs coéquipiers millenials qui s’époumonent sur Lisztomania comme si leur vie en dépendait)

Le leader du groupe Thomas Mars n’a pas semblé perturbé outre mesure. Alignant les tubes avec ses amis Kavinsky, Air et Ezra Koening, et les nouveaux venus Angèle et VannDa, il a terminé le concert au bas de la scène, porté par des athlètes au-dessus de la foule, offrant aux photographes et à l’organisation l’un des clichés les plus iconiques de la cérémonie. « From a mess to the masses », du bordel à la foule… Les toutes dernières paroles de Lisztomania étaient décidément prémonitoires.