Cary Fukunaga est accusé de comportements déplacés et d’abus de pouvoir sur le tournage de « Masters of the Air »
ACCUSATIONS•Le réalisateur américain aurait largement abusé de son pouvoir sur le plateau et après20 Minutes avec agences
L’impact du mouvement MeToo se fait toujours sentir. Aujourd’hui, c’est le réalisateur américain Cary Fukunaga qui est accusé par plusieurs femmes de différentes formes de harcèlement et de manipulation. Notamment sur le tournage de sa récente série, Masters of Air, pour Apple.
Les faits rapportés sont nombreux et auraient provoqué la défiance de certains membres de l’équipe, comme le relaye Rolling Stone. Le magazine fait état d’une douzaine de sources concordantes sur la manière dont le réalisateur dépasse la ligne professionnelle et use de son pouvoir pour harceler des jeunes femmes, actrices ou employées sur le tournage.
Pas professionnel
Parmi les faits reprochés sur cette série uniquement, Cary Fukunaga aurait demandé à deux jeunes comédiennes qui incarnaient des prostitués pour le tournage, de rester après une prise. Il aurait voulu les photographier dans des poses suggestives sous le prétexte de raccords pour d’autres scènes, alors que c’est le rôle du chef costumier. Les deux actrices auraient été « mal à l’aise » face à cette inhabituelle requête, et des membres de l’équipe auraient commencé à se méfier de lui.
Le réalisateur aurait aussi récupéré des numéros de téléphone de comédiennes et figurantes sur la feuille de présence, puis leur aurait envoyé des textos pour leur proposer de boire un verre après le tournage. Il aurait aussi un penchant pour les tatouages et demanderait aux jeunes femmes de se faire tatouer.
Le réalisateur rejette en bloc ces accusations
D’autres sources ont rapporté à la publication que le réalisateur se servait souvent de sa position pour entrer en contact avec des jeunes femmes « ces six dernières années » et les poursuivre de ses avances. Une autre personne interrogée affirme qu’il lui a fait miroiter un emploi pour lui proposer de prendre un verre.
Le réalisateur, qui a été le premier Américain à diriger un James Bond (Mourir peut attendre), rejette en bloc toutes ces accusations par l’intermédiaire de ses avocats.